Parafoudres : 3 points à vérifier dès la conception
Choisir un parafoudre adapté est une première étape. Encore faut-il l’intégrer correctement dans l’installation.
Pour les bureaux d’études, certains choix réalisés dès la conception peuvent faciliter la mise en œuvre, éviter des modifications ultérieures du tableau et garantir que la protection prévue sur le schéma reste efficace une fois installée.
Voici 3 points à vérifier avant de finaliser votre étude.

1. Identifier le bon niveau de protection
Le choix du parafoudre dépend d’abord de la configuration du bâtiment et de son exposition. En présence d’un système de protection contre la foudre, un parafoudre de Type 1 est notamment nécessaire à l’origine de l’installation.
Dans les autres situations nécessitant une protection contre les surtensions, un parafoudre de Type 2 constitue généralement la protection principale.
Pour les équipements particulièrement sensibles, une protection complémentaire de Type 3 peut également être nécessaire.
Le réflexe BE : ne sélectionnez pas uniquement une référence produit. Définissez dès l’étude le concept de protection complet : origine de l’installation, tableaux secondaires et équipements à protéger.

2. Anticiper la règle des 50 cm
La longueur des conducteurs de raccordement influence directement le niveau de protection réel de l’installation.
La NF C 15-100-1 impose que les connexions du parafoudre soient réalisées aussi courtes et directes que possible, avec :
Plus ces conducteurs sont longs, plus la tension supplémentaire générée lors de l’écoulement du courant de surtension peut réduire l’efficacité de la protection.
Cette contrainte mérite donc d’être prise en compte dès la conception du tableau, notamment dans le positionnement du parafoudre, des borniers et des dispositifs de protection associés.
Comment faciliter l'intégration des parafoudres ?
Parafoudres optimisés
Des solutions comme DEHNguard MD, avec sa double connexion à vis, permettent notamment un câblage traversant en V et peuvent éviter certains borniers intermédiaires.
Parafoudres avec technologie ACI
Les solutions intégrant directement leur dispositif de déconnexion, comme DEHNventil ACI, peuvent également simplifier l’architecture du tableau en supprimant le besoin d’un fusible de secours externe dédié.

3. Vérifier les distances jusqu’aux équipements
Installer un parafoudre à l’origine ne signifie pas nécessairement que tous les équipements en aval bénéficient du même niveau de protection. Lorsque la longueur de câblage entre le parafoudre et l’équipement à protéger devient importante, les phénomènes de propagation et de réflexion des surtensions doivent être pris en compte.
La règle des 10 m constitue ici un repère essentiel : lorsque les équipements sont éloignés du parafoudre, une protection complémentaire peut devenir nécessaire.
Le réflexe BE : sur les bâtiments étendus, pensez la protection comme une architecture à plusieurs niveaux plutôt que comme un équipement unique placé dans le TGBT.
